Préambule
Nous sommes en février 2026 et le monde découvre avec stupeur que les complotistes type « le monde occidental est sous la coupe d'une secte pedosatanique » n'étaient pas si loin de la vérité. Mais hélas, le processus de domination derrière ce drame n'est pas uniquement l'apanage des puissants. L'arc narratif de notre civilisation s'enfonce de plus en plus dans la dystopie et toujours pas de rebond à l'horizon.
Le monde que j'essaie de décrire dans mon roman est plus que jamais dans la funeste continuité du nôtre. Malgré tout, j'essaie de distiller l'espoir dans mon récit, de lui donner une touche de hopepunk : dans les franges de Néo Paris, j'imagine les laissés pour compte de l'ultralibéralisme et les réfugiés des catastrophes climatiques s'organiser en communautés autonomes et anarchistes (sans hiérarchie), où l’entraide, le partage et le respect du vivant sont centraux. J'imagine ces communards (ostensible référence à la commune de Paris) avoir des vies bien plus heureuses et bien plus épanouies que les mégalopolitains, esclaves des mégacorporations. J'ose croire que, quel que soit le futur qui nous attende, il y aura toujours des êtres humains décents qui chercheront à faire le bien, qu'il y aura toujours de l'espoir.
Mais assez de ce prélude beaucoup trop pompeux à mon goût. Passons plutôt aux nouvelles.
Rythme d'écriture
Deux mois se sont écoulés depuis mon dernier billet, deux mois qui furent productifs. J'ai écrit un total de 63h en janvier, soit environ 2h par jour, ce qui est, selon moi, un véritable exploit !
Maintenir ce volume est un combat au quotidien et implique son lot de sacrifices : moins de repos, de sport et de lecture. Ma pile de livres à lire a atteint une taille menaçante.

Je n'ai plus non plus accordé une seule minute aux jeux vidéo depuis des mois, alors que deux d'entre eux me font de l’œil en ce moment : Cairn, un jeu d'escalade, pépite française récente, family-friendly et à la durée de vie raisonnable, et Ghost of Yōtei, jeu de samouraï AAA beaucoup plus chronophage. Vais-je trouver le temps d'y jouer ? Rien n'est moins sûr.
Le temps consacré à ma famille reste prioritaire, mais j'essaie de consacrer chaque temps mort dans mon emploi du temps à écrire, même quand il ne s'agit que de quelques minutes. Ces créneaux sont bien moins productifs que des sessions d'au moins quinze minutes, mais c'est toujours ça de pris.
Être écrivain de métier doit être vraiment chouette : pouvoir écrire pendant les "heures de bureau" et passer son temps libre avec sa famille ou à se détendre. Le rêve !
Bref, passons maintenant au plus intéressant : l'avancement de ce second jet.
Point d'avancement
Commençons par quelques chiffres :
- Mon second jet vient de passer le cap des 100 000 mots 🥳, au format livre de poche, cela représente 288 pages.
- Il y a deux mois, il en comptait 68 000, j'ai donc écrit 16 000 mots par mois.
- J'estime toujours que mon livre comptera entre 120 000 et 130 000 mots.
- Je vise donc toujours avril pour la fin de ce second jet, cela me semble encore bien loin !
D'un point de vue progression de l'histoire, je viens officiellement d'entrer dans l'acte 3 🍾. Pour rappel, j'utilise une structure en trois actes, et plus particulièrement la structure de K.M. Weiland, j'essaierai de vous en parler pendant les travaux préparatoires du troisième jet.

J'ai donc passé le cap des 75%. Par analogie avec le conte d'Aladin, il s'agit du moment où il vient de perdre son génie et sa princesse. Il est à la merci du sultan qui l'accuse de la disparition de sa fille et qui compte bien lui couper la tête. Le protagoniste est au fond du trou et il va devoir remonter la pente sans l'aide de son "génie".
Retour bêta-lecture
Chères bêta-lectrices, chers bêta-lecteurs, je vous remercie pour le temps que vous m'avez consacré. Vos retours ont été constructifs et très positifs, vous avez tous exprimé le désir de lire la suite, ce qui me motive d'autant plus à continuer ! Merci également à ma femme, Anaïs, qui a relayé mon appel. Sans elle, je sais que vous n'auriez pas été huit à me relire !
Vos retours sont très importants pour moi. C'est difficile (impossible) de se rendre compte de la qualité de ce que l'on écrit, surtout lorsqu'on a le nez dedans. Savoir que plusieurs personnes de différents horizons trouvent mon histoire intéressante est vraiment réconfortant.
J'ai synthétisé vos retours et retenu plusieurs axes d'améliorations, notamment celui de retravailler l'équilibrage action / présentation de l'univers. J'ai hésité à vous proposer tout de suite de lire la suite du roman, mais, après mûre réflexion, je préfère vous donner une version plus aboutie.
Au fil de l'écriture, j'ai identifié un grand nombre de modifications à apporter à ce second jet, des modifications qui risquent de radicalement changer le début de l'histoire. Et ceci nous amène au dernier sujet de ce billet.
Axes de travail pour le troisième jet
Je me suis lancé dans ce projet en ayant en tête les grandes lignes de l'histoire et de mes personnages, mais je suis loin d'avoir tout planifié dans les moindres de détails. Vous pouvez d'ailleurs trouver mes travaux préparatoires dans mes billets précédents 👇

Plus j'écris, plus l'intrigue se développe et plus les personnages se caractérisent. Leurs façons de parler et d'agir ne correspondent plus vraiment à celles qu'ils avaient au début de l'histoire. Des éléments d'intrigues font leur apparition ou mutent. Tel objet acquiert telle utilité et il devient impératif de le présenter plus tôt. En conséquence, l'acte 1 nécessite de lourdes adaptations pour être cohérent avec la suite de l'histoire, et c'est la raison principale pour laquelle je souhaite le réécrire avant de le faire relire.
À cela viennent s'ajouter les axes d'améliorations déjà identifiés dans mon billet précédent, avec notamment deux gros points :
- Donner plus de place dans l'histoire au climat à +4°C, et à ce propos, je dois visionner France, il était une fois demain, un documentaire France Télévisions qui parle de ça.
- Mettre en scène la vie des communards, et, sur ce point, j'aimerais m'inspirer d'une série de documentaires Arte : L'appart du futur.
- Retravailler les noms des IA, des drones, des marques, des lieux, des produits, des mégacorporations pour une meilleure cohérence. Sur ce dernier point, je suis partagé entre deux options :
- Rester dans la fiction et utiliser des noms de mégacorporations totalement inventés, comme Tenhros, Promethon Dynamics, Thémis, Helion Industries, ou le Groupe International Valmont.
- Ancrer un peu plus le récit dans le réel et utiliser le nom de vraies compagnies en essayant d'imaginer ce qu'elles pourraient devenir d'ici la fin du siècle. Je pense aux GAFAM et à des entreprises comme Dassault, Thalès, Lockheed Martin, Rheinmetall, Anduril ou Palantir.
Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Je serais curieux d'avoir votre avis.
Épilogue
Il est grand temps de retourner au travail ! Chaque minute passée sur ce billet et une minute de moins à écrire. Si tout se passe bien, le prochain billet devrait arriver dans deux mois et annoncer la fin du second jet !
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Sur ce, merci de m'avoir lu, et à bientôt ! :-)
Fin.
