Préambule
Nouveau mois, nouvelle guerre, nouveau billet 😲 !
Initialement, je comptais attendre de boucler mon second jet, mais finalement... changement de plan. Objectif cette année : écrire un billet par mois.
Dans ce préambule, j’ai décidé de ne pas m’attarder sur les actualités déprimantes pour plutôt vous parler de Cairn :

Cairn est un jeu de simulation d’escalade/alpinisme/exploration/survie développé par le studio montpelliérain The Game Bakers. Le but du jeu : atteindre, en solitaire, le sommet d’une montagne indomptée, Kami. Le chemin aura son lot d’embûches et des découvertes.
Ce jeu vidéo (relativement family friendly) m’a occupé une douzaine d’heures. Et c’est une véritable pépite. La bande-son est incroyable. La direction artistique magnifique et l’écriture poignante (ceux qui iront au bout du jeu comprendront) sont l’œuvre de Mathieu Bablet, un auteur de bande dessinée notamment connu pour Shangri-La, Carbone & Silicium et Silent Jenny. Alors, si vous aimez l’escalade ou l’alpinisme et que vous n’avez pas peur d’un bon challenge ni d’une bonne chute, je ne peux que vous le recommander.
Mais je ne vous parle pas uniquement de ce jeu parce que je l’ai adoré. J’y vois également une analogie avec l’écriture d’un livre : c’est une course d’endurance, très longue et très exigeante, avec des passages difficiles où l’on doit essayer encore et encore de passer un obstacle, et d’autres passages, plus simples, où l’on peut souffler un peu. C’est une épreuve solitaire et très envahissante dans votre vie personnelle. Bref, ça me fait grave penser à l’écriture.
PS : jouer à ce jeu n’a (presque) pas empiété sur mon temps d’écriture (contrairement à l’écriture de ce billet).
Passons maintenant aux nouvelles.
Rythme d’écriture
En février, j’ai une nouvelle fois réussi à tenir les 2 h d’écriture par jour 🥳. Entre nous, j’ai hâte de boucler ce second jet et de réduire la voilure, car c’est une cadence vraiment difficile à tenir.
C’est assez cocasse, il y a quelques mois, je me faisais toute une montagne d’écrire 1 h par jour. Aujourd’hui, je trouve ça vraiment très simple. C’est un peu comme quand on a des enfants. À chaque nouvelle arrivée, la difficulté augmente exponentiellement et l’on se dit : comme c’était facile quand il y en avait un de moins ! Et : Mais qu’est-ce qu’on faisait de tout ce temps libre avant d’être parents ?
À ceux qui aimeraient écrire un livre et avoir des enfants un jour, un conseil : commencez par le livre.
Mais je ne m’épanche pas plus sur le sujet, enchaînons plutôt avec la grande nouvelle du jour.
Point d’avancement
Je viens d’attaquer le dernier chapitre de ce second jet ! 🍾
Bon, ce n’est peut-être pas tout à fait vrai. Il est possible que ce chapitre devienne trop long et que je sois obligé de le scinder en deux (événement qui se produit régulièrement). Auquel cas, j'attaque plutôt le pénultième chapitre.
Oh, et il y aura aussi sûrement un épilogue. Mais ça ne compte pas comme un chapitre.
Donc, on y est presque !
Et pour ceux qui attendent impatiemment les statistiques du mois :
- Je viens de passer le cap des 90 %, avec 115 000 mots répartis en 32 chapitres.
- J’ai écrit 15 000 mots en environ un mois.
- Le nombre de mots final, hors épilogue, devrait correspondre à la fourchette basse que j’avais estimée, soit environ 120 000 mots.
- Si tout se passe bien, je devrais voir le bout à la fin du mois !
Ce n’est pas le moment de lâcher et de baisser les bras face aux écueils, comme le syndrome de la page blanche.
Syndrome de la page blanche
C’est un obstacle que j’ai rencontré plusieurs fois pendant la rédaction de ce second jet. Pour ceux qui ne connaissent pas l’expression, le « syndrome de la page blanche » (ou leucosélidophobie pour les intimes) correspond au fait de tomber en panne d’inspiration face à une page blanche, c’est-à-dire au début de la rédaction d’un texte. Dans mon cas, cela se produit en général juste après avoir bouclé un chapitre particulièrement intense et qui a altéré la trame des événements prévue initialement.
Je fais partie de ceux qui planifient les grandes étapes de leur histoire avant d’écrire (j’ai même un billet dédié au sujet). Pour le premier jet, quand j’imaginais encore cette histoire comme une nouvelle, j’étais allé plus loin et avais préalablement écrit la trame de chaque scène. Pour le second jet, j’ai préféré ne pas renouveler l’exercice pour laisser libre cours à mon imagination (tout en respectant les grandes lignes de l’histoire) et parce que, de toute façon, aucun plan de bataille ne survit au premier contact avec l’ennemi. Citation qui s’applique particulièrement bien à mon écriture. Lorsque je rédige, les événements prennent parfois une tournure inattendue, les personnages se révèlent, des liens entre les éléments de l’intrigue se tissent, des rebondissements surviennent, et l’histoire en est ainsi modifiée.
Après avoir terminé un chapitre qui altère particulièrement la trame de l’histoire, il m’arrive parfois de ne plus savoir quoi écrire ensuite. En général, la meilleure stratégie pour me sortir de cette impasse est de repousser la rédaction à plus tard pour me concentrer sur la mise à jour de mon "scénier", un énorme tableau Excel qui résume chaque scène et séquelle. Ensuite, je liste en bullet points l’état émotionnel et les informations connues du protagoniste et de l’antagoniste, et je brainstorm la suite. Dès que j’ai une bonne idée d’où je vais, le syndrome de la page blanche disparaît.
Évidemment, je compte le temps passé à réfléchir comme du temps d’écriture. Faut pas déconner non plus, je ne m’en sortirais pas, sinon.
Artisans de la fiction / troisième année
Dernier sujet de ce billet, les inscriptions 2026-2027 aux Artisans de la fiction viennent d’ouvrir ! 🎉
Les Artisans de la fiction sont une école de creative writing basée à Lyon. J’ai suivi les deux premières années de leur cursus de 2022 à 2024. C’était le sujet de mon tout premier billet, où vous pouvez notamment lire toutes mes micronouvelles écrites dans le cadre de ces cours.
Je n’avais pas pu enchaîner avec la troisième année en raison de contraintes d’horaires. J’avais tenté de m’inscrire l’année dernière, mais même problème (ils n’avaient pas assez de monde pour ouvrir le créneau du mercredi soir, le seul que je puisse concilier avec mon travail et ma tribu).
Cette fois, j’espère que c’est la bonne ! Je vais juste devoir faire cohabiter ça avec la rédaction de mon troisième jet. Mon objectif est de boucler Élévation pour la prochaine saison d’ouverture aux manuscrits des maisons d’édition, en janvier 2027. Les cours commencent en septembre, alors il faut que j’abatte le plus gros du boulot d’ici là.
Si vous avez vraiment très envie de vous lancer dans l'écriture de fiction et que vous ne savez pas par où commencer, je ne peux que vous recommander leurs stages et leur formation à l'année.
Épilogue
Sur ce, je retourne à mon second jet. Normalement, le prochain billet arrivera en avril, et cette fois, il devrait vraiment annoncer la fin du second jet.
Si vous ne voulez pas manquer ça, et que ce n’est pas déjà fait, inscrivez-vous à ma newsletter et/ou abonnez-vous à ma page Instagram !
Merci d’avoir lu ceci, et à la prochaine ! :-)
Fin.