Préambule
Nous sommes en juillet, et… il fait chaud. Trois mois, trois canicules. L’avenir s’annonce… étouffant ? J’espère que vous ne vivez pas dans une bouilloire thermique et que vous arrivez à trouver un peu de fraîcheur. Ici, ça passe, même si c’est beaucoup trop chaud à mon goût.
Avec ce climat, c’est très difficile de maintenir mon rythme d’écriture. Entre la chaleur, la longueur des journées et les grandes vacances, les enfants se couchent tard, se lèvent tôt, et tout le monde est très fatigué. Étant donné que j’écris principalement quand les bambins dorment (ou tout du moins, sont « calmes » dans leur lit), cela réduit grandement mes fenêtres d’écriture. Bref, vivement l’automne, la pluie et les journées plus courtes.
Point bêta-lecteurices
Le mois dernier, j’ai lancé un appel à bêta-lecteurices. Le résultat a largement dépassé mes attentes : 11 personnes ont répondu à l’appel et la moitié d’entre elles trouvent le temps de me faire des retours au fur et à mesure de l’écriture de ce troisième jet.
À vous, chères bêta-lectrices, chers bêta-lecteurs, je vous adresse encore une fois mes plus sincères remerciements. Vos retours m’apportent énormément.
Vous m’avez tous dit, sans exception, aimer mon histoire et avoir envie de connaître la suite. C’est extrêmement motivant et ça me fait chaud au cœur. Même si je ne trouve pas de maison d’édition à la fin du projet (petit rappel : 0,01 % des manuscrits envoyés sont publiés), je saurai que ce que j’ai écrit n’est pas complètement naze.
Mais le plus important, c’est que vous me faites également des retours très pertinents, sur le rythme, l’accroche du lecteur, le dosage de l’exposition, du worldbuilding, et sur certains aspects techniques. Grâce à vous, j’ai déjà pu réviser les trois premiers chapitres et je suis très content du changement.
J’espère que vous continuerez à avoir le temps et l’envie de me lire ! ❤️
Pour ceux qui seraient intéressés, mais qui ont loupé le coche le mois dernier, il n’est pas trop tard ! Passé le rattrapage des premiers chapitres, vous devrez lire environ deux ou trois chapitres relativement courts par semaine. N’hésitez pas à me contacter si vous voulez essayer :-)
Point de situation
À ce jour, j’ai réécrit 10 % du deuxième jet. Ces 13 019 mots répartis en 4 chapitres du deuxième jet sont devenus, dans le troisième jet, 16 955 mots répartis en 7 chapitres. Il y a deux observations à faire ici :
Premièrement, le nombre de mots a augmenté. Mais cette augmentation n’est pas uniforme. Les premiers chapitres du troisième jet sont beaucoup plus longs que leurs homologues du deuxième jet. Ensuite, la tendance s’inverse. C’est cohérent avec ce que j’avais en tête : j’ai beaucoup retravaillé l’exposition et la mise en place du worldbuilding au début de l’histoire, ce qui donne des chapitres plus longs. Pour la suite, je suis dans une logique d’écrémage du texte, c’est-à-dire de supprimer tout ce qui est superflu pour que le texte soit plus efficace. Si tout se passe comme prévu, le troisième jet devrait être plus court que le deuxième.
Deuxième observation : il y a plus de chapitres. Dans le deuxième jet, les chapitres font en moyenne 3 500 mots et sont très hétérogènes (minimum 2 000, maximum 5 600). Dans le troisième jet, les chapitres font en moyenne 2 400 mots et sont plus homogènes (minimum 2 000, maximum 2 800). Le redécoupage et la transformation se sont faits assez naturellement, et je trouve le résultat plus dynamique. Je vais essayer de rester sur cette lancée, mais reste à voir si je vais y arriver avec les gros chapitres à venir.
Maintenant, point projection : j’ai officiellement commencé le troisième jet le 11 mai (il y a 60 jours au moment où je fais le calcul), on pourrait donc estimer qu’il me faudra 540 jours de plus pour boucler le projet, ce qui nous amène en janvier 2028 😱. C’est bien le mois que je visais, mais je le visais une année plus tôt.
Tout cela ne prend même pas en compte deux éléments qui pourraient encore faire reculer cette date :
- Mon estimation ne prend que partiellement en compte le temps dédié aux révisions qui suivent les retours des bêta-lecteurices.
- Mes cours d’écriture aux Artisans de la Fiction reprennent en septembre, je ne sais pas encore quel volume de travail ils vont impliquer.
Ceci étant dit, cette projection ne prend pas non plus en compte le fait que les premiers chapitres ont demandé une réécriture presque complète, ce qui n’est pas le cas des derniers. J’ai mis 2 semaines à réécrire le chapitre 1, mais seulement 4 jours à écrire le chapitre 7. J’ai bon espoir que ce dernier chapitre représente mieux ma vitesse de production nominale sur ce troisième jet.
Je mettrai à jour mes prévisions et nous pourrons voir ensemble si j’ai vu juste (en tout cas, je l’espère).
Écrire, le nerf de la guerre
Récemment, j’ai lu une interview très intéressante de Kang Ji-Young, une autrice sud-coréenne à succès. L’interview a été réalisée par Amoreena Winkler, ma professeure de première année d’écriture, pour les Artisans de la Fiction.
Pour Kang Ji-Young, se fixer un objectif de temps d’écriture quotidien n’est pas une garantie de constance. Elle préfère se fixer un objectif en nombre de mots, et, depuis 20 ans, elle écrit 1000 mots tous les jours.
C’est une analyse que je ne peux que constater dans mon quotidien. Durant les derniers mois, je me suis fixé des objectifs de 1 à 2 h d’écriture quotidienne, et la production qui en a découlé était extrêmement variable. Cette production dépend de ma motivation, des conditions de travail (j’enchaîne parfois des sessions de quelques minutes entre lesquelles je dois empêcher mes bambins de s’entretuer), mais aussi des tâches que je réalise pendant ce « temps d’écriture ». Car j’y comptabilise des tâches annexes, comme lire les retours et envoyer les nouveaux chapitres en bêta-lecture, faire des recherches, écrire un résumé du chapitre pour ma liste de scènes, écrire mon billet mensuel, etc. Ce qui, forcément, baisse ma productivité.
Je devrais sans doute moi aussi passer à un objectif quotidien de mots. Mais j’y vois deux inconvénients qui me font encore réfléchir :
- Un premier d’ordre technique : quand on est en phase d’écriture de premier jet, compter le nombre de mots qu’on écrit chaque jour est simple. Quand on est en phase de réécriture, comme c’est le cas actuellement, ce n’est pas aussi évident. La plupart du temps, j’effectue des opérations « chirurgicales » sur le texte. Même si ces modifications n’impliquent pas beaucoup de mots, elles me demandent de beaucoup me creuser la tête pour trouver ce qui marche et sonne le mieux. Comment compter ça ? Si vous avez des idées, je suis preneur.
- Deuxièmement, est-ce que je pourrais vraiment tenir un objectif quotidien de mots ambitieux ? Je dois dire que c’est agréable d’avoir parfois des journées un peu moins « chargées », car je vais faire des tâches « annexes » plutôt que d’écrire. Les journées sont courtes et la fatigue constante, c’est difficile de mettre la barre plus haut (surtout avec ces foutues canicules à répétition).
Bref, il faut que j’y réfléchisse.
Épilogue
On se retrouve dans un mois ! J’espère vous annoncer que l’intégralité de l’acte 1 d’Élévation est en bêta-lecture. Objectif ambitieux, mais ce serait vraiment cool !
En attendant, prenez soin de vous, hydratez-vous, et si vous le pouvez/en avez le temps : donnez votre sang, arrêtez de manger de la viande et faites tomber le capitalisme ! (ou au moins le néolibéralisme)
Et si ce n’est pas déjà fait, inscrivez-vous à ma newsletter et/ou abonnez-vous à ma page Instagram !
Merci de m’avoir lu ! :-)
Fin.